Le vin, les vins, ma cave à vins...

et bien-sûr les dégustations BachiC FilleS.
Et lauréate du Wine Blog Trophy 2013.
Enfin tout ça quoi !

vendredi 27 avril 2012

Vendredis du Vin #45: de l'art et du cochon

De l'art et du cochon ?
Saindoux in love ?
Véronique (du Domaine Mas Coris), présidente des vendredis du Vin de ce mois-ci a eu raison de nous coller ce thème qui aurait certainement pris une tournure différente sans ces électrons rémanentiels.

"L'art gai les amarre !" Quoi ? Nos âmes bien-sûr !
"Larguez les âmes, marre !" Mais oui, laissons-les partir vivre en liberté et nous revenir pleines d'ingénuosité.
La Warner Bros en aurait sans doute fait un film, les Garçons Bouchers un tube, Eddy Barclay certainement pas un vinyl..... Quoique....

Je panse donc je suis. Je panse ma panse, et essaie tous les jours un peu plus de gagner en liberté pour l'inspiration dont j'ai besoin. Je me soigne à coup de belles créations artistico-gastronomico-viniques.
Mieux vaut prévenir que guérir, non ? Enfin ça dépend, pour gai rire aussi.
Réfugions-nous dans le cochon pour faire des farces, ficeler nos convictions et cuire nos pâtés d'encre fait d'antan à la plume (remplacée par nos Waterman), même qu'on en serait fier aujourd'hui tellement qu'on ne s'en sert plus !

♫ ♪ "Aux Arts citoyens !
        Levons nos coeurs au front !
        Mangeons, buvons,
        Qu'un vin si pur
        Abreuve nos cochons pom popom" ♫ ♪
...

Et bien oui, je fais ma tête de cochon.


petit cochon sans nom
créé par Anne Graindorge


Mais une jolie tête, avec un groin tout mignon. Un petit cochon dodu pour mieux me rassurer, et que je pose dans mon salon pour me dire que la vie est "pretty".... et que je n'ai pas perdu mon âme d'enfant.
Plus fort que le loup, plus doux qu'un agneau et plus malin qu'un singe. Moins bavard qu'une pie aussi, mon cochon ne me soûle pas, lui.

Je le bichonne comme un caniche pour que son bonheur de vie se reflète en moi en ces temps maudits.
Je le laisse partager le vin avec ses copains, les deux p'tits Toim et le mouton du Petit Prince.
Et puis je m'ensoleille à côté de lui plein de cochoncetés et loin de ces cochonneries avec un Ruben.............

mise en scène et crédit photo Anne Graindorge


Un soir pris au vol où chez moi est dehors grâce aux baies vitrées qui remplacent les lorgnettes des vieilles maisons tourangelles, je me laisse choir non loin des bois, laissant la nature pousser presque jusque dans ma maison, laissant cette nature me regarder, et contemplant à mon tour cette splendeur.
L'odeur de l'humus ravive mon coeur et la fraîcheur de l'ombre m'enivre des bienfaisances de la simplicité qui n'a (d'ailleurs) aucunement besoin de l'homme pour respirer.
Ruben........ La première cuvée de Sébastien Bobinet rencontré mercredi dernier au Tour-Bouchon tenu par Gaëtan Girard.

Ruben...... dans ses airs printaniers, ose effleurer mes narines tremblantes et mes papilles frivoles de morilles trouvées ça et là dans des endroits forcément incongrus, et que le raisin a sûrement dû rencontrer.
L'herbe sous mes pieds s'ouvre gracieusement laissant apercevoir le calcaire en surface, et les silex jaune-brunâtres nous guide dans ces saveurs onctueuses filant vers une légère acidité. 
Pas de bois barriqué, que du terroir... et de la tenue.





Plus loin les framboises des bois, ignorant ma présence, font leur toilette sous la pluie minaudant tour à tour par coquetterie. 
Ici chacun a sa place et respecte celle de l'autre, et tout se fait dans la sobriété pour un résultat réjouissant.

Ce vin est sincère, tout comme parait l'être, à première vue, son accompagnateur.
Léger et franc, il ravit le palais de ces dames en quête de subtilité. Charme et discrétion s'équilibre devant tout amateur de vin désireux de prendre les premiers rayons de soleil entre copains.
Sébastien travaille à l'ancienne, laboure avec son cheval, vinifie avec un pressoir à vis, pressure pour extraire en douceur, élève en barriques.
Ses vins, en AOC Saumur-Champigny sont naturels, sans sulfite ajouté et sont accompagnés des explications passionnées du vigneron lorsqu'on a la chance de découvrir ses vins en sa présence.

Sébastien Bobinet au Tour Bouchon
Merci à toi vigneron du saumurois de m'avoir fait goûter Ruben en toute simplicité !


Voilà mon bon cochon, il va falloir que je m'échine à te trouver un nom maintenant.
Promis, la prochaine fois je sors ma palette de peinture pour te trouver un autre copain. Tu sais, un de ces gens bons et sans artifice qui ne t'obligera pas à tomber dans un de ces travers d'hypocrisie. Non non, un vrai copain qui sait filet mignon.
Ah ! La côte est dure et j'ai un peu la tête dans le pâté. J'ai les jambonneaux endurcis et les tripes retournées. Mais je tiens le bon bout !
Allez, rillons un peu et faisons les andouilles, la vie est belle, mon foie profitons-en ! ... sans oublier de vivre bien ancrés sur nos terres Ô Art, en prenant humblement de la graine sur Mère Nature, créatrice de notre refuge ici-bas....

De l'art et du cochon, du vin à la maison, rien de mieux pour casser la croûte ! (et trouver un nom à mon brave cochon. Vous avez une idée peut-être ?)








2 commentaires:

  1. Que ça fait du bien, toute cette bonne humeur et ces jeux de mots avec un petit cochonnet... Tu parles trés joliment et avec passion de ton goût du vin et de ta rencontre (lapsus, j'ai écrit "viens"...)
    Je ne connais rien de mieux que le terre Ô Art...
    Bravo Anne, ton article m'emballe et ne me pèse point !
    ;-)))

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  2. Grâce à "lard" et la manière, j'ai escaladé cette "couenne" avec de grands bonheurs. Et si on suit "suidé" jusqu'à chez toi, on "verrat" ton oeuvre, qui même sans "soies", et sans "grouiner", nous montre le fil de l'histoire. "Sanglochon" mais avec "gai rire*".
    * copyright Anne Graindorge :-)

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